Nous avons lu Courage, de François Bousquet, aux Éditions La Nouvelle Librairie. Et c’est un régal. Tout patriote qui conçoit la moindre idée d’engagement pour sortir la France du cloaque mondialiste se doit de connaître ces pages.

Extraits choisis :
Le courage est un accélérateur, c’est lui qui produit la vitesse de libération, lui qui nous arrache des orbites de la médiocrité, des états stationnaires et végétatifs où nous croupissons, des défaites programmées où nous nous morfondons. Par lui, je me libère des rassurants conformismes de groupe, je m’affranchis des effets ralentisseurs et inhibiteurs du mimétisme social, je cesse de m’aligner sur la règle de la prudence, j’oublie de me caler sur le panurgisme statique et sur l’inertie de masse. La masse, je transforme en masse critique pour produire des réactions en chaîne. Il faut des désobéissants pour faire des agissant, des âmes trempées pour faire des cœurs rebelles.
*
Le secret des portes, c’est qu’elles s’ouvrent toutes seules : il suffit d’avoir le courage de les pousser. Sans courage, pas d’avenir. Sans lui, Notre sort et scellé d’avance aussi sûrement qu’une pierre tombale. Sans lui, notre épitaphe est connue de toute éternité : « Mort de trouille, quelque part entre le XXe et le XXIe siècle.
*
Le courage parle d’abord à la première personne du singulier. Moi, je. C’est par là qu’il faut commencer, dans le face-à-face intérieur. Le courage ne diffère pas, il n’ajourne pas, il est passage à l’acte. Impossible d’être courageux par procuration.
*
Le courage est toujours une décision individuelle, quand bien même il embrasse une cause collective, quand bien même le « je » finit toujours par dire « nous ». Vient le moment où il faut se jeter à l’eau, sinon on reste à quai ; l’instant fatidique où il faut franchir le Rubicon, trancher le nœud gordien, couper les amarres, brûler ses vaisseaux.
*
Si donc nous voulons vivre en étant courageux, au risque de périr, nous ne pouvons nous dissimuler. Que vaut-il mieux du reste, périr ou dépérir ?
*
Les cons disent toujours « Amen ». Le conformisme est leur patrie. La nôtre est un pays à reconstruire.
