
Les réseaux sociaux regorgent de témoignages édifiants, photos et vidéos à l’appui : 44 000 grilles érigées dans les rues des zones olympiques, les transformant en univers carcéral, obligeant inutilement les piétons encore présents à circuler agglutinés sur des trottoirs à la largeur réduite tels des bêtes que l’on conduit dans les couloirs d’un corral, les commerçants restaurateurs et hôteliers désertés par la clientèle (nombre de parisiens ont fui la capitale en comprenant ce que serait ce délire, les touristes sont absents), les chaussées vides de voitures donnant l’impression d’un no man’s land sous cloche… tout ça pour satisfaire l’hubris de deux fous, à l’Élysée et à la mairie de Paris, qui tentent de décréter un « bonheur obligatoire » chez les Français dans ces circonstances. On ne sait pas à quoi veulent jouer les autorités, se croient-elles dans un concours de sécurité à destination de l’opinion internationale, mais on a là une belle démonstration de la bêtise stratosphérique dans laquelle elles baignent. Les barrières seront allégées, nous dit-on, après la cérémonie d’ouverture.
