Le pacifisme est une « valeur » traditionnellement portée par l’homme de gauche. Mais quelle en est l’origine ? S’agissant des Français, c’est un étrange fait que la fibre guerrière se soit étiolée chez nombre d’entre eux, pour un pays qui détient le record du nombre de batailles gagnées dans l’histoire. D’aucuns datent l’émergence du pacifisme suite aux horreurs et au nombre de morts de la Première Guerre mondiale. C’est une erreur. Elle date du XIXe siècle, époque qui est d’ailleurs celle de la création d’une organisation pacifiste s’il en est, la Croix Rouge, par le suisse Henri Dunant, heurté par la dureté de la bataille de Solférino (1859).
Le souvenir de la défaite de 1871 face à l’Allemagne s’estompant, toute une gauche s’incline dès lors vers le pacifisme, et un certain nombre de républicains se détachent du patriotisme, versant dans un internationalisme naïf consubstantiel du socialisme naissant.
C’est de cette époque que date ce mental de renégat antinational dans une partie de la population française. Chez les professeurs, notamment, ce milieu à qui le pays confie ses enfants, dont Jean Macé (franc-maçon fondateur de la Ligue de l’Enseignement) dira « Qui tient les écoles tient la France », la mentalité antimilitariste est de rigueur, sur fond de slogans pétris de maçonnerie et consacrés à la « fraternité universelle ».
Collaborateur de La Revue de l’enseignement primaire, Gustave Hervé va jusqu’à déclarer en 1905 : « Nous sommes des internationalistes antipatriotes. Nous n’avons à aucun degré l’amour de la patrie et nous ne savons pas ce que c’est que l’honneur national ».
Entre les deux guerres, dans l’enseignement public, le Syndicat national des instituteurs est tout-puissant. Lors de ses congrès, un slogan incroyable pour tout esprit libre et normalement constitué, est applaudi : « Mieux vaut la servitude que la guerre ».
Plus d’un siècle plus tard, toute ce gauchisme culturel qui pousse aujourd’hui à la modification de l’identité française par la submersion extra-européenne et l’installation d’une société multiraciale, source éternelle de frictions, de défiance et de mal-vivre, tous ces gens prêts par peur de l’affrontement à s’accommoder de la présence invasive en espérant que ça se passera le moins mal possible, sont du même tonneau frelaté. Incroyable perversion de l’esprit, l’indifférence la plus totale pour la patrie (la terre des pères) et pour l’identité dont ils sont issus, trône dans leurs têtes. Les sales idées ont la peau dure.
