Faire obstacle au mensonge

« Il n’y a pas de rapport entre insécurité, délinquance, crime, et immigration » … « Le vivre-ensemble ça marche » … « L’Union européenne est un bienfait » … « Un homme peut être enceint » …  « Il n’y a rien d’anormal au fait d’attribuer un prix dédié aux femmes, à un homme qui s’est fabriqué l’apparence d’une femme » … « Vous n’avez pas le droit de continuer à dire qu’un homme dont l’état-civil a décrété qu’il est désormais une femme, demeure un homme » (liste non exhaustive de ce qui nous est infligé).

L’époque est irrespirable. C’est pourquoi il faut se souvenir de fondamentaux tels la Fable du roi nu.

Un tailleur particulièrement malin, propose au roi un somptueux costume. Mais cet habit est très cher, car il a la particularité d’être invisible aux imbéciles. Le roi, intrigué, demande à le voir et le tailleur lui ouvre alors une boite vide.

Terrifié à l’idée qu’on puisse penser qu’il est idiot s’il s’aventure à déclarer qu’il ne voit rien dans la boîte, le roi complimente le tailleur sur la qualité de son travail. Et puis, quoi de plus efficace que ce costume si particulier pour laisser penser aux autres qu’ils sont des imbéciles.

En conséquence, poussé par le tailleur, il « enfile » l’habit pour parader. Les courtisans, mis au courant du prodige, se pressent pour voir le magnifique costume. Tous alors sont pris d’effroi par ce qu’ils voient (ou plutôt ne voient pas). Ils voient le roi totalement nu.

Mais déjà, les amis du tailleur s’extasient devant les beaux vêtements du roi et les plus flatteurs des courtisans les imitent. Personne n’ose dire la vérité. Certains s’imaginent être donc des idiots et sont persuadés que les autres voient le costume. Alors ils font semblant de le voir également. Les autres voient bien qu’il n’y a pas de costume, mais ils ont peur de s’attirer les foudres du roi et d’être exclus du groupe s’ils parlent. Alors ils se taisent.

Sous la pression des médias dans la main du militantisme de gauche, c’est tout un pan de notre société qui se comporte comme ces courtisans qui n’osent pas dire ce qu’ils voient. La France est en train de subir les révolutions démographiques et culturelles les plus importantes et les plus rapides de toute son Histoire… Et il serait interdit de les contester. On navigue à vue comme si les problèmes posés par ces révolutions allaient se résoudre d’eux-mêmes ou à coups de slogans bidon.

Dans cette société ce n’est pas la peur de passer pour un idiot qui retient les tièdes de parler. C’est la peur de passer pour un raciste, un passéiste, un « …phobe », quelqu’un d’intolérant, avec des idées simplistes (comme le répètent à l’envi cette « élite intellectuelle » médiatique de gauche). Alors les queues plates se taisent et regardent la France s’enfoncer irrémédiablement dans le communautarisme, le remplacement de population, le désordre mental érigé en normalité, en se disant : « puisque mon voisin ne dit rien, ça doit être normal… ».

Que faire face à la dérive totalitaire au service de la subversion qui nous est actuellement infligée ? Que chacun regarde son voisin dans les yeux et lui dise : « le roi est nu ». Ce n’est pas être raciste, ni antisémite, de dire que la manière dont a été menée la politique d’immigration et d’« intégration » en France depuis un demi-siècle nous mène tous à la catastrophe. Nous avons le devoir de regarder certains problèmes en face et d’essayer de les résoudre avant qu’il ne soit trop tard. Ce n’est pas diffuser un « discours de haine » que d’énoncer de simples évidences naturelles contre lesquelles un régime en perdition et l’idéologie woke ont décidé qu’elles devaient disparaître de la pensée.

La grande force de ce système idéologique c’est qu’il a longtemps créé un climat de pensée unique qui isole les individus en leur faisant croire qu’ils seront montrés du doigt s’ils disent ce qu’ils pensent. Mais cette force est aussi sa plus grande faiblesse. Car quand assez de femmes et d’hommes se mettent à contester cette terreur morale et à clamer haut et fort la vérité, si une masse critique d’habitants refuse de se taire, alors le système de pensée unique doit s’effondrer de lui-même.

Or les choses évoluent maintenant très rapidement. De plus en plus d’habitants de ce pays se révoltent contre l’absurdité de ce terrorisme intellectuel et contre ses conséquences sur notre société. Des personnalités médiatiques ont désormais le courage de sauter le pas publiquement et de contredire le discours imposé.

Pour combattre cette censure il faut refuser de se laisser intimider et s’attaquer à la diffusion de ces délires avec notre seule arme : la parole. Selon Camille Desmoulins, ce sont les despotes maladroits qui usent des baïonnettes, l’art de la tyrannie c’est de faire la même chose avec des juges. Quelques-uns se feront peut-être durement écraser par le gourdin plombé des lois scélérates au service de cette entreprise, c’est le risque de tout engagement et aujourd’hui de l’expression de simples vérités, mais comment en conscience se taire et accepter de vivre sans réagir sous l’empire de ces conneries ? Les figures inspirantes du passé auxquelles nous référer ne manquent pas. Mais en l’espèce nous pensons particulièrement à deux d’entre elles, Ezra Pound : « Si un homme n’est pas prêt à affronter un risque quelconque pour ses opinions, soit ses opinions ne valent rien, soit c’est lui qui ne vaut rien. » ; et La Boétie dont le Discours sur la servitude volontaire devrait être lu par toutes les personnes sincèrement indignées par le temps présent. Ils n’auront pas assez de délateurs, de juges et de locaux pour emprisonner des millions de personnes. Il suffit d’ignorer le bourrage de crâne invraisemblable opéré par l’oligarchie politico-médiatique, d’argumenter calmement avec deux trois idées clés, de garder à l’esprit que l’on n’a pas à se justifier, et cesser d’en parler quand ça nous chante. Les réactions sont souvent surprenantes. En privé, nombre de nos concitoyens avouent volontiers qu’ils en ont plein le dos de la langue de bois officielle et de la double morale à deux sous de nos « élites ».

La vraie question est : combien de millions de citoyens le petit monde politico-médiatique peut-il se permettre d’insulter et d’ignorer et pendant combien de temps encore ?

Un régime ne meurt jamais sans faire usage de violence… Mais il meurt. Et plus il s’approche de son effondrement, plus ses lois sont folles nous apprend Cicéron.