Du berceau au tombeau, dans le bain républicain

On ne dira jamais assez le mal qu’aura fait Rousseau à la France en pavant la voie sur laquelle nous sommes encore menés aujourd’hui. 

La Révolution française, dans sa démarche de limitation puis d’anéantissement du rôle de l’Eglise, a fait via Robespierre la promotion de la religion laïcarde artificielle de l’Être Suprême, entité divine adoptée par la franc-maçonnerie, dont le « delta lumineux » se trouve au sommet de la Déclaration des droits de l’homme de 1789. 

Alphonse Aulard (1849 – 1928), historien français titulaire de la première chaire d’histoire de la Révolution française à la Sorbonne, par ailleurs radical-socialiste, franc-maçon militant et cofondateur de la Ligue des droits de l’homme (un beau nuisible donc), note dans son ouvrage Le Culte de la Raison et le Culte de l’Être Suprême, que c’est la religion du Vicaire Savoyard de Rousseau qui a donné à Robespierre l’idée du culte de l’Être Suprême, dogme et cérémonies. Il souligne par ailleurs que certaines parties de l’Emile, et les dernières pages du Contrat Social, toujours de Rousseau, ont préparé la fête du 20 prairial an II (fête de l’Être Suprême au Champ-de-Mars à Paris en 1794). 

A l’époque, un certain nombre de Conventionnels avaient estimé que l’influence de l’Eglise disparaîtrait des villages en cinq ans, sous l’influence répétée de fêtes organisées à la gloire de « l’Être Suprême » effaçant dans les mémoires le souvenir des fêtes catholiques. Ils avaient déjà l’idée qu’il est possible de modeler par l’environnement extérieur jusqu’à l’âme, l’esprit le plus intime des populations. Et ils y sont en effet parvenus, transformant les Français en bons moutons idolâtres de la laïcité et des « valeurs de la social-démocratie ». 

Le citoyen Français est pour cela pris en main et gavé de propagande républicaine dès l’enfance et durant toute sa scolarité par le personnel de l’Enseignement, puis une fois sorti de là par les médias, et dans le monde du travail par le militantisme des syndicats complices. Où qu’il se tourne, quoi qu’il voie, quoi qu’il fasse, quoi qu’il entende de la bouche de la classe politique et des commentateurs de plateaux télé, il ne doit pas échapper à cette influence. Et l’on sait où cela veut le mener aujourd’hui : à la disparition dans le métissage.

Le « Delta lumineux »