Nous avons lu AG MICHEL

Il est assez rare que des publications chrétiennes trouvent grâce aux yeux des païens que nous sommes. La Franc-Maçonnerie est probablement le seul sujet sur lequel la chose peut arriver. Nous avons lu Socialisme maçonnique et Mondialisme maçonnique, parus aux Éditions du Trident et signés de AG Michel, un ecclésiastique discret, militant de la Fédération nationale catholique. Il avait entrepris, à partir des années 1920, l’examen scrupuleux et systématique de tous les textes politiques adoptés par les Convents annuels du Grand Orient de France, parfois rejoints par des décisions analogues émanant de la Grande Loge, de la fin du XIXe siècle aux années 1930. Les véritables auteurs de ces livres sont donc en quelque sorte les Francs-Maçons français eux-mêmes dont le « complot » est ainsi dévoilé.

Ce travail méthodique et véritablement excellent de AG Michel administre la preuve irréfutable d’un projet et d’un programme toujours actuel, malgré les vicissitudes de l’Histoire. Il avait rassemblé en un seul volume, La France sous l’étreinte maçonnique, qui connut plusieurs mises à jour, à la fois les aspects de politique intérieure et extérieure de cette mainmise sectaire sur l’État et sur la société. Les Éditions du Trident ont choisi de publier l’ensemble inchangé, mais dans les deux livres distincts sujets de cette présentation. Les seules modifications apportées ont consisté en la suppression des abréviations maçonniques, équivalentes d’une sorte de ridicule langage des Schtroumpf très éprouvante pour le profane et, pour l’intelligence, insultante. Mondialisme maçonnique répertorie notamment le brouillaminis des associations, ateliers, clubs, syndicats, groupes de pressions tissant la toile d’araignée des politiciens les plus médiocres qui tiennent la société française. Le parti radical, le parti socialiste, et leurs alliés communistes – occasionnels avant-guerre, systématiques depuis le congrès d’Épinay de 1971 – ont pu ainsi affaiblir la France, en la mettant à la remorque de leur idéologie, de leurs mots d’ordre et de leur politique extérieure.

Ces ouvrages sont révélateurs de l’état d’esprit et des méthodes de la franc-maçonnerie française, toujours valables aujourd’hui mais appliqués désormais à d’autres combats, celui contre le cléricalisme ayant été remporté et l’influence du catholicisme réduite à peu de chose. Ils sont limpides, pour celui qui n’en aurait pas encore conscience ou méconnaîtrait l’Histoire, à propos de notre temps, du mondialisme, de l’orientation qui est donnée à l’Occident depuis les années 1970, dans le multiculturalisme imposé avec l’extra-européanité, finalité de l’universalisme maçonnique dont le propos et l’objectif sont parfaitement clairs : réaliser dans chacun de nos pays par un afflux sans discernement et sans bornes une reproduction miniature, artificielle, utopique et invivable de la planète, le modèle anglo-américain du melting-pot et de la société métissée.

La Franc-Maçonnerie est la matrice et la colonne vertébrale du régime. Il ne faut jamais oublier que la situation de ruine économique et de chaos insécuritaire dans laquelle se trouve la France aujourd’hui découle de ses idéaux à l’œuvre plus que jamais depuis 2017. En guise de mise-en-bouche, nous ne présenterons pour l’heure qu’un seul extrait de ces ouvrages, les autres le seront ultérieurement dans des articles qui seront répertoriés sous la thématique Franc-Maçonnerie, avec pour objectif de faire sortir ces deux livres du cercle trop restreint dans lequel ils demeurent jusqu’à présent, d’inciter à leur lecture intégrale, et selon la formule qui nous est chère de Dominique Venner réveiller les consciences assoupies sur les réalités françaises.

« Ce qui est urgent, c’est d’envisager comment le Grand Orient peut, dans les circonstances présentes, organiser sur des bases solides, rationnelles et méthodiques, une propagande utile à la fois à la Maçonnerie et à la République, puisque les deux se confondent étroitement. »

(Convent du Grand Orient, 1930, p.84)

Nous rappelons que l’on ne juge pas un livre à sa couverture mais à son contenu, et demandons aux lecteurs de ne pas s’attarder sur leur visuel « artisanal », découlant des moyens modestes de la maison d’édition.