Qui doit avoir droit à la parole ?
La démocratie associée au suffrage universel, c’est la possibilité, le risque majeur, que des malfaisants soient portés au pouvoir par une majorité électorale d’abrutis. Cela fait bientôt soixante ans, depuis l’après Mai 68, que la France en fait la démostration, jusqu’au mandat présidentiel qui doit théoriquement s’achever en 2027.
La démocratie est portée par des démocrates. Du moins se parent-ils de ce qualificatif. En réalité, ils sont tout l’inverse. Ils ne veulent bien de la démocratie et de la règle du jeu électoral que si ce sont eux qui gagnent. Qu’une formation proposant un projet de rupture avec le système établi se présente et gagne massivement les faveurs d’électeurs, et leur expression de démocrates s’évanouit. Cette camarilla de gibiers de potence a bien exprimé sa conception de la délimitation des « démocrates », dans la bouche de Jean-Noël Barrot « La seule majorité possible, c’est celle qui va de la gauche modérée à la droite modérée en passant par le centre ». Une démocratie et des démocrates qui se limitent dans l’entre-soi, n’ont évidemment rien de démocrate puisqu’ils prétendent interdire à une partie des électeurs d’avoir les gouvernants qu’ils souhaitent. Ils protègent un business, une rente, à leur bénéfice exclusif et au détriment de l’intérêt du pays puisque leur politique bâtit un bûcher funéraire (nous aimons cette référence à Enoch Powell). Ils ont fait de longue date la démostration de cette imposture démocratique, il n’y a plus à y revenir. Mais pourquoi ces propos préliminaires me direz-vous ?
Parce que certains sont choqués par les récents propos du maire de Saint-Denis qui ne cache pas son désir, si son parti d’extrême-gauche remporte la présidentielle de 2027, d’interdire d’expression ses ennemis politiques. L’homme et son parti ne se placent clairement pas dans le camp des démocrates véritables (une espèce disparue dans la classe politique française de gouvernement. Et alors ?!
Pour notre part, si nous étions portés au pouvoir, nous ferions exactement ce qu’il dit. Contrairement à tous ces salopards déloyaux et tricheurs précités de « l’arc républicain », nous ne nous dissimulons pas mensongèrement derrière un faux masque démocratique. Nous avons l’honnêteté d’assumer clairement et fièrement notre position fasciste, antiparlementaire. Parce que quand on a fait autant de mal à un pays que l’ont fait ces gens, si par bonheur ils sont évincés du pouvoir (que ce soit par les urnes – ce qui est de la science-fiction – ou par un coup d’État), il est hors de question qu’ils puissent continuer à infecter les cervelles par l’accès aux grands moyens de communication, ils sont totalement discrédités, ils n’ont plus de légitimité à l’ouvrir, et il ne faut pas leur laisser la possibilité de retourner au pouvoir, les conséquences sont trop graves. C’est pourquoi ils devraient être réduits au silence pour cinquante ans (interdiction pénalement réprimée de les faire apparaître dans les médias audiovisuels et écrits, fermeture de leurs journaux), le temps que toutes les générations de jeunes dans l’intervalle soient épargnées de leur discours (ils reviendront au tract papier et à rien d’autre, dont la distribution sera elle aussi sanctionnée par la loi, toujours au titre de la malfaisance de leurs idées et des conséquences dramatiques qui en sont le fruit). On ne soigne pas la gangrène avec un cachet d’aspirine, il faut des moyens proportionnés au mal. Les ravages de « l’expérience » démocratique sont sous vos yeux ? N’en avez-vous pas assez ?
CQFD.

