Vide, table rase… overdose de ce néant

Aux premiers siècles de notre ère, quand ils furent confrontés au christianisme naissant, les Romains dénoncèrent dans cette religion une forme d’athéisme. Cela nous surprend parce que nous avons oublié la logique du polythéisme. Nier l’existence des dieux multiples et nombreux présents dans la nature au profit d’un seul, étranger de surcroît au cosmos (tel que vu par les Grecs), cela revenait pourtant à détruire la présence foisonnante du divin dans le monde, dans les sources et les bois, l’amour et l’action. Cela revenait à ne plus voir dans la nature et la vie que leur matérialité. En concentrant tout le sacré dans un seul Dieu extérieur à la création, en pourchassant les anciens cultes réputés idolâtres, le christianisme fit de l’ancienne Europe comme une table rase. Ne subsistait plus que le Dieu unique et abstrait. Et du jour où l’existence de ce Dieu devint dépendante de la raison (Thomas d’Aquin introduisant la logique rationnelle d’Aristote dans la pensée chrétienne) le risque s’ouvrit de le voir réfuter par la raison (Descartes ensuite) ne laissant derrière lui que le vide.

D’abord, ne pas se taire

Pour la première fois de leur histoire multimillénaire, les peuples européens, ne règnent plus sur leur propre espace, ni spirituellement, ni politiquement, ni ethniquement. Ce n’est pas dans la mollesse, mais dans la fermeté de l’esprit et la résolution du cœur que sera engendré notre avenir. Face aux défis de l’époque, être un historien, spécialement un historien témoin de son temps donne des instruments et impose aussi des responsabilités. Celle d’abord de ne pas se taire.

— Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens, 2011

Nous avons lu Psychologie des foules

Essai signé Gustave Le Bon, impressionnant observateur qui à travers ses nombreux ouvrages a dressé un remarquable et pertinent tableau de la nature humaine. Nous invitons à sa lecture intégrale qui constitue un véritable régal pour l’esprit. De sa Psychologie des foules (1895), nous tirons ces quelques morceaux choisis que nous avons particulièrement apprécié :

Ce facteur, la race, doit être mis au premier rang, car à lui seul il dépasse de beaucoup en importance tous les autres. Nous l’avons suffisamment étudié dans un autre ouvrage pour qu’il soit inutile d’y revenir encore. Nous avons fait voir, dans un précédent volume, ce qu’est une race historique, et comment, lorsque ses caractères sont formés, elle possède de par les lois de l’hérédité une puissance telle, que ses croyances, ses institutions, ses arts, en un mot tous les éléments de sa civilisation, ne sont que l’expression extérieure de son âme. Nous avons montré que la puissance de la race est telle qu’aucun élément ne peut passer d’un peuple à un autre sans subir les transformations les plus profondes. Le milieu, les circonstances, les événements représentent les suggestions sociales du moment. Ils peuvent avoir une influence considérable, mais cette influence est toujours momentanée si elle est contraire aux suggestions de la race, c’est-à-dire de toute la série des ancêtres. 

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Nous avons lu « Mon sang m’a dit »

Aux éditions Les Amis de la Culture Européenne. Extraits :

« Il fallait vraiment que le christianisme corresponde à un plan précis pour qu’il connaisse une telle extension. S’il n’avait été que le fruit de la révolte d’un fils de charpentier, il aurait été confiné dans le désert et le soleil aurait fini par le dessécher. Le christianisme naissant prit fin à la mort de Jésus pour autant que celui-ci ait véritablement existé mais d’autres disciples, se servant de lui comme d’un prétexte, prirent en main la nouvelle religion. Elle se propagea alors comme un foyer infectieux qui ne connaît ni frontière ni barrière. »

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Nous avons lu L’Âme Européenne

Réponse à Bernard-Henri Lévy, de Robert Dun, Éditions Les Amis de la Culture Européenne.

Les saillies infectes de ce cosmopolite revendiqué qu’est BHL contre l’identité française sont connues. Robert Dun lui a répondu. « Un cri auquel il nous faut impérativement faire écho » mentionne la quatrième de couverture de L’Âme Européenne. Nous présentons quelques extraits parmi les plus pertinents de cet ouvrage décisif pour qui veut « sortir de la Matrice » et comprendre que la France, l’Europe, vivent depuis seize siècles, sous la domination empoisonnée d’une pensée extérieure dont la présence n’a aucune légitimité, et qu’il faudra bien finir par s’en libérer.

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Lois fondamentales de la stupidité humaine

Nous avons lu l’ouvrage de Carlo Maria Cipolla, éditions PUF. Au-delà de l’ironie méritée et du savoureux parler « cash » avec lesquels l’auteur traite le sujet, la stupidité est bien une sinistre réalité de notre monde et impacte gravement sa marche. L’auteur, vous le verrez, évoque la proportion des stupides et leur répartition. Cependant, on est plus qu’en droit de se demander s’il n’y a pas des sociétés où les stupides sont largement surnuméraires. En réalité, la chose a été observée de longue date, si l’on en croit les paroles du chef Viking Olaf Hoskuldsson que nous plaçons en image d’illustration. Le stupide surnuméraire devient dramatiquement problématique lorsqu’on lui accorde le droit de vote.

Extraits de l’ouvrage de Carlo Maria Cipolla :

Chacun sous-estime toujours inévitablement le nombre d’individus stupides existant dans le monde. Si élevé que l’on juge le niveau de la stupidité humaine, on est régulièrement frappé, de façon récurrente, par le fait que d’une part des gens que l’on croyait rationnels et intelligents s’avèrent outrageusement stupides, et d’autre part que jour après jour, avec une monotonie imparable, chacun est confronté à des individus stupides, ou subit leurs décisions.

S’appuyant sur une quantité impressionnante de formules et de données scientifiques, généticiens et sociologues se donnent beaucoup de mal pour tenter de prouver que tous les hommes sont naturellement égaux et que si certains sont supérieurs aux autres, c’est le fait de la culture et non de la nature. En réalité, tel individu est stupide de la même façon que tel autre a les cheveux roux ; on appartient au groupe des stupides comme on appartient à un groupe sanguin. L’homme stupide naît stupide par la volonté de la providence. Un pourcentage d’êtres humains est stupide pour des raisons génétiques, et la stupidité est uniformément répartie selon une proportion constante. Mais ce qu’il y a de plus remarquable, dans la fréquence de la stupidité, c’est que la Nature la maintient égale à la probabilité du pourcentage d’individus stupides dans les groupes humains les plus nombreux comme les plus restreints. Il y a le même pourcentage de stupides dans tout un pays que dans un village de deux-cents habitants. Aucun autre ensemble de phénomènes observables n’offre une preuve aussi frappante de la puissance de la Nature.

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