La Synagogue et l’Église

Païens, la lutte à mort dans laquelle sont engagés le Judaïsme et son hérésie chrétienne depuis les premiers siècles de cette dernière n’est certes pas notre affaire. Cette querelle de sémites nous concerne cependant parce que depuis ces temps elle pollue la marche du monde, ce monde dans lequel nous nous trouvons nous aussi. Avec cette nuance fondamentale : être « dans ce monde », mais pas « de ce monde »… Il n’est pas inutile pour la pérennité de notre propre résistance, de connaître les dessous de cette lutte incestueuse entre juifs et chrétiens parce que nous sommes pris dans le tourbillon et les conséquences qu’elle génère. Connaître l’ennemi et son histoire, s’instruire pour vaincre, n’ont jamais été l’apanage exclusif de Saint-Cyr. Ne pas distinguer entre ses érudits et ses guerriers est pour un clan, un peuple, la condition fondamentale afin de ne pas voir, selon Thucydide citant un roi de Sparte, ses réflexions faites par des lâches et ses combats menés par des imbéciles.

Au rang des causes de l’antagonisme entre ces Juifs, les vrais, et les synthétiques chrétiens, il y a bien sûr le reproche fait par les seconds aux premiers et au Sanhedrin d’avoir fait crucifier leur gourou. Mais il est aussi une autre raison : la non-reconnaissance ensuite par les Juifs du règne social du Christ et de son Église. Même si ce n’est pas évident de prime abord, tout ce que nous vivons actuellement, dans les traductions politiques, en découle encore. Nous citerons les explications d’un auteur chrétien, par ailleurs excellent dans ses analyses, ses connaissances et ses ouvrages, l’essayiste Pierre Hillard, ici dans Chroniques du mondialisme (Éditions Le Retour aux Sources, 2014)

C’est cette non-reconnaissance du caractère messianique du Christ par les Juifs qui les a conduits à continuer d’attendre « leur » véritable messie. Le judaïsme talmudique considère le Christ comme un imposteur qu’il faut abattre en tant qu’objet de scandale. Pour les représentants de la synagogue, le véritable messie doit apporter à Israël la gloire et une dignité au-dessus des autres peuples. Du point de vue des catholiques, l’action du Christ a révoqué définitivement l’Ancienne Alliance (celle revendiquée exclusivement par les Juifs avec leur Yahvé) en ouvrant un chemin de Salut à l’ensemble de l’humanité divisée en nations dans le cadre d’une Nouvelle Alliance. En dehors de quelques Juifs ayant reconnu la messianité du Christ, notamment les premiers chrétiens, le refus obstiné de la majorité des Juifs d’accepter le Christ comme Fils de Dieu fait que, selon la Tradition de l’Église, le peuple juif mené par la synagogue est sous l’emprise de Satan, lequel se sert de ce peuple rebelle pour combattre l’Église, ses œuvres et les États s’inspirant du catholicisme. C’est saint Jean qui à deux reprises parle de la « synagogue de Satan » (Apocalypse II, 9 ; III, 9). Il faut conserver le fil de ces propos factuels afin de comprendre la logique des comportements des uns et des autres dans cette affaire.

En raison de cette opposition systématique à l’Église, la synagogue a produit le Talmud, sorte de code juridique, régissant la vie des Juifs afin de les conforter dans leurs convictions face à un monde temporel et spirituel catholique. En réaction, les autorités de l’Église ont combattu ce Talmud considéré comme une menace profonde en raison aussi de passages cachés aux chrétiens. La première condamnation eut lieu en 1244 par le pape Innocent IV (son texte « Le perfidie des Juifs »). Elle faisait suite au premier procès du Talmud qui eut lieu en 1240, à Paris, sous l’égide de Saint Louis, et qui aboutit à brûler 24 charrettes de manuscrits sur l’actuelle place de l’Hôtel de Ville.

Cette opposition systématique s’est traduite pour la synagogue par un contre-projet spirituel et politique pour le peuple juif d’une part, et pour les non-juifs d’autre part (« Les Gentils »). Cette vision du monde s’appelle le noachisme. Une répartition définie à l’échelle planétaire de la mission des Juifs et du rôle attribué aux Gentils consiste à mettre un terme définitif au message traditionnel du Christ et de son Église, ainsi qu’à renverser la politique des États s’inspirant de son enseignement (ce dont à la base nous ne nous plaindrons pas, les ennemis de nos ennemis peuvent avoir leur utilité). Il s’agit de revenir à l’antique vision du mosaÏsme (la religion de Moïse) pour les Juifs seuls et à attribuer aux Gentils les sept lois du noachisme, commandements imposés aux fils de Noé : 1° l’obligation d’avoir des magistrats (chargés de surveiller la bonne application des mesures) ; tandis que les six autres lois condamnent 2° le sacrilège, 3° le polythéisme, 4° l’inceste, 5° l’homicide, 6° le vol, et 7° l’usage d’un membre d’un animal vivant (façon de dire pas de cruauté envers les animaux). Dans cette structure politique et spirituelle émanant de la synagogue, les non-Juifs, constituant l’humanité avec ses subdivisions ethniques, sont sous la direction d’un peuple prêtre (le peuple Juif), ce dernier étant l’intermédiaire, et le seul, entre le genre humain encadré religieusement et politiquement d’un côté, et le Dieu unique de l’autre (ce sont bien eux qui ont conçu la prétention mégalomane de « peuple élu » et la notion de pureté/impureté de la race, pas nous). A voir qui tire les ficelles dans de nombreux pays, il est manifeste que le projet est sur le plan de la direction politique (et économique) pour ainsi dire réalisé. Cependant, la concrétisation complète de cet idéal, avec son second volet spirituel, ne peut se faire qu’à la condition expresse de procéder à une révision complète des dogmes non seulement du catholicisme, sujet initial de ce combat comme nous n’avons vu, mais aussi de toutes les autres religions. Parmi les sept lois du noachisme, autre baratin sémite dont nous n’avons que faire, la condamnation du polythéisme est formelle et s’applique aussi catholicisme, religion monothéiste, mais aussi trinitaire (le père, le fils, le Saint-Esprit), considérée par la synagogue comme une religion polythéiste (un trithéisme), tout comme la considèrent d’ailleurs les musulmans (qui eux parlent « d’association » d’autres figures, le fils, le Saint-Esprit, à la figure unique de Dieu). Le catholicisme doit être réformé afin d’aboutir, comme l’explique un des grands porte-parole de cette pensée, le rabbin Elie Benamozegh, au « catholicisme d’Israël »[1]. Il s’agit de faire disparaître le caractère messianique du Christ, la Sainte Trinité, et le dogme de l’Immaculée Conception. L’Église catholique réformée et vidée de sa substance pourra ainsi être réintégrée dans les structures régissant la synagogue, cette dernière se considérant comme la seule héritière du message du Dieu unique dans le cadre d’une religion universelle.   

Point capital à relever, la mission du peuple prêtre placé entre les non-Juifs et le Dieu unique ne peut être totale qu’avec la disparition de tous les autres intermédiaires, dont le catholicisme avec sa reconnaissance d’un clergé et d’un pape vicaire du Christ. Les rois de France étaient des intermédiaires en tant que « lieutenants du Christ » selon la formule consacrée. La mise à mort de Louis XVI au profit de la République, par un mouvement révolutionnaire dont on sait aujourd’hui combien y fut présente l’influence juive, fut une avancée décisive dans l’élimination des intermédiaires et dans la longue marche permettant la concrétisation de la doctrine issue du judaïsme talmudique. Fort de ces propos, le catholicisme traditionnel, pas plus que la spiritualité païenne, n’ont leur place dans le plan que nous a préparé l’ingérence talmudique.

La doctrine issue du judaïsme talmudique consistant à installer une religion universelle selon ses codes propres a obligatoirement des conséquences politiques. Afin de mener à bien les points défendus par la synagogue, il s’avère nécessaire de parfaire les structures politiques favorisant une gouvernance mondiale. Ces structures régissant l’humanité unifiée doivent épouser parfaitement les canons spirituels du mosaïsme pour les Juifs et du noachisme pour les non-Juifs. Comme le rapporte le rabbin Benamozegh : « Cette place particulière accordée à Israël n’est donc pas, comme on l’a trop souvent reproché aux Juifs, un égoïste privilège ; c’est le complément religieux nécessaire à la constitution de la grande famille humaine […]. Dans ce monde des nations qui constituent une grande famille, Israël apparaît comme le cœur de l’humanité avec une fonction toute particulière, et la glorieuse mission de travailler à l’unité future de tout le genre humain[2]. » Unité future, préalable au retour de leur Machia (messie). Et l’on voit comment tout ce que nous subissons par ricochet découlant de l’action politique menée à cette fin et à leur place de peuple prêtre dirigeant au-dessus des autres nations, procède de ce plan. Mais avoir compris cela, c’est être un idiot partisan de la théorie du complot, on le sait.

Dès le début du christianisme, une bataille s’engage entre les agents de la synagogue et de l’Église. Cette dernière réussit à imposer son modèle et sa vision du monde à tout l’Occident. Du Ier siècle jusqu’au XIIIè siècle, l’Église et les États catholiques tiennent la dragée haute face à toutes les menaces. Durant cette période, on observe une floraison d’hérésies qui menacent de subvertir le monde chrétien. Toutes les hérésies qui parsèment cette période se caractérisent toujours par une influence du judaïsme cherchant à mettre à bas les sociétés de cette époque construites sur l’enseignement de l’Église. Par exemple, le principe du « gilgoul » (la métempsychose), propre à la Kabbale[3], se retrouve dans le catharisme quand ce dernier professe sa croyance dans la migration des âmes. Ce concept est absolument rejeté dans la Tradition de l’Église. Ces hérésies n’étaient que les paravents de la synagogue.

Ce combat mené victorieusement par l’Église et les États face aux tentatives d’inversion de la synagogue a connu ses premiers revers au tournant du XIVè siècle. L’époque du « Grand Schisme » qui se produisit en pleine guerre de Cent Ans aboutit à la présence de deux papes, l’un à Avignon, l’autre à Rome, de 1378 à 1417. Ce Grand Schisme et l’anarchie générale qui en découla pour l’autorité de l’Église créèrent des faiblesses qui permirent à la synagogue de s’engouffrer dans la brèche. Suivront jusqu’au début du XVIIIè siècle des facteurs divers qui seront autant de coups de boutoir contre l’hégémonie catholique : un relâchement théologique de certains membres du clergé, l’idée de l’homme déchu et racheté par le christianisme s’effaçant en faveur du principe de l’homme s’élevant par les seules forces de sa raison et de son libre arbitre, l’idéal de jouissance offerte par la vie terrestre se substituant à la finalité du Ciel prescrite par l’Église, la placardisation du surnaturel. Ce nouvel état d’esprit toucha les arts et la littérature puis, de proche en proche, la sphère du religieux, annonçant ainsi la Réforme (qui n’est qu’un « christianisme rejudaïsé » si l’on peut dire) est ses dérives comme le gallicanisme et le jansénisme. Enfin, la franc-maçonnerie jouera un rôle supplémentaire majeur dans l’abaissement du catholicisme. Véritable Golem[4] de la synagogue, tout y est juif. Elle a trouvé au XVIIIè siècle auprès des philosophes des Lumières un appui capital. Ces derniers ont façonné l’esprit des élites en faveur d’une déchristianisation de la société avec la promotion des droits de l’homme. Les événements de 1789 n’ont été qu’une étape, un tremplin vers l’établissement d’une humanité unie dans un cadre politique planétaire sous l’égide des droits de l’homme, lesquels ne sont qu’un noachisme laïcisé.

Après la tempête de 1789 et la diffusion du nouvel évangile des droits de l’homme en Europe par les guerres napoléoniennes, un nouveau cadre spirituel et politique s’impose pour la France. Il se diffusera à partir du XIXè siècle, Nouveau Monde compris. En lisant tout le programme condensé dans l’ouvrage du rabbin Elie Benamozegh, Israël et l’humanité, on se rend compte qu’il s’agit ni plus ni moins de réaliser l’antique idéal de la synagogue consistant, d’une part, à régenter l’humanité dans un cadre politique unifié (une République universelle) et, d’autre part, de remettre à l’honneur la Jérusalem de l’Ancien Testament[5] porte-glaive du messianisme triomphant[6] sur les ruines de trône de saint Pierre. Cette politique de très longue haleine a été poursuivie entre autres par « l’Alliance israélite universelle », fondée en 1860 par Adolphe Crémieux, dont la mission est de continuer l’œuvre de la Révolution. Parmi la liste des présidents, notons la présence du juriste René Cassin, lié au général de Gaulle dès la Seconde Guerre mondiale, rouage majeur en son temps du Système français, l’une des icônes des partisans de l’Union européenne, et panthéonisé.

Cette volonté de faire aboutir les principes issus de la Révolution a été très bien résumée par un historien juif, J.Salvador, auteur de Jésus-Christ et sa doctrine : histoire de la naissance de l’Église et de ses progrès pendant le Ier siècle, Paris, avril 1864, Michel Lévy frères. Son ouvrage a fait l’objet d’une recension dans les colonnes de « Archives israélites » sous la plume de Maurice Hess en 1864, lequel à cette occasion pour évoquer la « déviance illégale » de l’hérésie chrétienne par rapport au judaïsme parle des « dix-huit siècles de la foi sortis des dix-huit siècles de la loi ». Que les inspirations de la Judée et son levain interviennent encore une fois, c’est ce que Maurice Hess s’efforce de démontrer dans sa conclusion où l’on remarque ces mots, « telle une Jérusalem de nouvel ordre, saintement assise entre l’Orient et l’Occident, doit se substituer à la double cité des Césars et des Papes. »

Cet idéal n’a fait que se poursuivre dans l’action menée par la politique anticatholique de la IIIè République en France, la destruction du dernier môle du catholicisme en Europe, l’Autriche-Hongrie, après la Première Guerre mondiale et la suprématie du monde anglo-saxon judéo-protestant imposant son modèle à partir de 1919 et du traité de Versailles.

La révolution de Vatican II, qui n’est qu’un 1789 dans l’Église, a été l’estocade décisive conduisant le vicaire du Christ à ployer le genou devant le Sanhedrin. Depuis ce moment, l’Église est « éclipsée ». Depuis, les autorités de l’Église conciliaire se soumettent aux principes de la synagogue aboutissant à la logique progressive du triptyque juif : techouva (le processus de repentance), tikkoun olam (la « réparation » du monde, préalable au retour du Machia), et tsedaka (le principe religieux de l’aumône et de la justice – en termes plus directs une « amende » – pour demander pardon de ses péchés).


[1] Dans Israël et l’humanité, Paris, Albin Michel, 1961, p.290

[2] Ibid, pp.238 et 239

[3] Tradition ésotérique du Judaïsme se présentant comme « la Loi orale et secrète » donnée par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï.

[4] Créature humanoïde de la mythologie juive, sorte de monstre de Frankenstein avant l’heure, généralement fait d’argile, qui assiste et protège son créateur.

[5] On remarquera que toute la démarche récente pour certains pays consistant à reconnaître Jérusalem comme la capitale diplomatique de l’État hébreu, et y transférer leurs ambassades (les États-Unis l’ont déjà fait), procède de cette remise à l’honneur.

[6] Les choses se mettent en place puisque le Congrès des États-Unis, le 26 mars 1991, a adopté une loi dans le cadre de « l’Éducation Day » reconnaissant le noachisme comme socle de la société américaine