Le combat prioritaire de ce XXIe siècle

Je suis intimement persuadé qu’être païen aujourd’hui implique inévitablement l’adoption d’un univers mental s’inscrivant en rupture totale avec la société actuelle, dans ses pompes et ses (mauvaises) œuvres ; le païen actuel doit faire sienne l’idée que le monde où il réside n’est pas le sien, mais celui des autres, de ses adversaires, et que ses intérêts et ses valeurs, réprouvés et combattus par ce monde étranger, sont incompatibles avec ceux de ce dernier. Deux voies s’ouvrent alors : soit « l’exil intérieur », être un « convive de marbre » assistant à un banquet auquel on est contraint d’être présent, ce qui conduit à la marginalisation, soit « accepter » le monde, tout en ne le reconnaissant pas comme valable et légitime, pour y agir selon nos valeurs. En d’autres termes, il s’agit d’être « dans » le monde, mais non « du » monde.

Je terminerai par l’évocation du paganisme actuel considéré comme arme dans le combat identitaire, qui sera le combat prioritaire de ce XXIè siècle. Nul n’ignore que le monde est la proie d’une politique mondialiste de normalisation économique, culturelle et humaine visant à l’homogénéisation de la planète, le fameux « village planétaire », au profit d’idéologies cosmopolites, financières et ethniques. Pour ce faire, il faut détruire les nations, les peuples, les races, les cultures, les religions de mille manières, dont les plus sournoises et les plus dangereuses sont l’immigration et le melting-pot généralisé, dans le but de faire naître une seule humanité, un seul marché et, à terme, un seul État mondial – summum de l’idée totalitaire – contrôlé par un nouveau peuple élu, le peuple américain (du moins certains de ses représentants) bras armé de la babélique ONU. Il est évident que l’origine du mondialisme se trouve dans la pensée judéo-chrétienne avec laquelle il partage les mêmes idées dont l’une des plus importantes est l’obsession de l’unique, de la réduction appauvrissante à l’un, terre et peuple unique placés sous la surveillance d’un nouveau « Dieu » unique, la divinité américano-onusienne, récompensant et punissant selon les cas. Ramené au niveau de l’Europe, continent le plus touché par le phénomène en raison du poids de son histoire, de sa culture et de sa puissance technique, ce projet se traduit non seulement par l’adoption d’une politique contraire à ses intérêts, mais aussi et surtout par une massive immigration-colonisation afro-maghrébine musulmane mise en œuvre par des cliques politiciennes dont le but avoué est de changer l’identité culturelle de notre continent.

— Bernard Mariller, « Païens ! », Éditions de la Forêt – 2001.