Assez de ces joues à tendre

Je pouvais alors m’abstraire de tout un système de références, images, concepts, croyances et morales de « mauvais » goût. Loin de moi les représentations déprimantes d’un torturé cloué, les récits affligeants de ces femmes calcinées et auxquelles on avait longtemps refusé une âme, comme c’est encore le cas pour les animaux. Finis la vindicte d’un dieu lointain, jaloux, omnipotent, cruel et vengeur et les sermons de ses représentants dévoués à des dogmes étroits et figés. Terminés l’achat à crédit d’un paradis évanescent, les perversités sadiques d’un diable grimaçant. Assez de ces pères prêts à tuer leur enfant, de ces fils prodigues, de ces joues à tendre pour une deuxième baffe. Assez aussi de baisser la tête, tant, pour pouvoir entrer dans les plans de cet « amour » divin, j’avais dû éprouver et cultiver de culpabilité, de gêne, de honte, de soumission et de peurs !

Continue reading « Assez de ces joues à tendre » →

Fantasmagories chrétiennes

L’ennui est qu’avant d’entrer dans la chapelle du grand collège, il fallait passer, en haut de l’escalier, devant une peinture du Christ au tombeau, grandeur nature, avec les plaies, le sang coagulé, les os qui tendaient la peau verdâtre et meurtrie. J’en éprouvais, pendant toute ma scolarité, une impression de profonde horreur. Que le Sauveur fût cette charogne me terrorisait et m’indignait.

Continue reading « Fantasmagories chrétiennes » →

Le combat prioritaire de ce XXIe siècle

Je suis intimement persuadé qu’être païen aujourd’hui implique inévitablement l’adoption d’un univers mental s’inscrivant en rupture totale avec la société actuelle, dans ses pompes et ses (mauvaises) œuvres ; le païen actuel doit faire sienne l’idée que le monde où il réside n’est pas le sien, mais celui des autres, de ses adversaires, et que ses intérêts et ses valeurs, réprouvés et combattus par ce monde étranger, sont incompatibles avec ceux de ce dernier. Deux voies s’ouvrent alors : soit « l’exil intérieur », être un « convive de marbre » assistant à un banquet auquel on est contraint d’être présent, ce qui conduit à la marginalisation, soit « accepter » le monde, tout en ne le reconnaissant pas comme valable et légitime, pour y agir selon nos valeurs. En d’autres termes, il s’agit d’être « dans » le monde, mais non « du » monde.

Continue reading « Le combat prioritaire de ce XXIe siècle » →

Nous refusons le Dieu-Juge

Nous ne pouvons concevoir des divinités qui nous demandent de nous aplatir devant elles. Nous ressentons les religions du désert comme des religions d’esclaves et, par-là, des insultes au divin. Je répète donc ici ce que j’ai déjà écrit plusieurs fois : nous refusons le Dieu-Juge parce que nous ne nous sentons pas coupables d’exister malgré nos imperfections ; nous refusons le rédempteur parce que notre dignité exige de nous que nous assumions nous-mêmes notre destin éternel ; nous refusons le  » Bon pasteur  » parce que nous ne sommes pas des moutons.

Continue reading « Nous refusons le Dieu-Juge » →

Un sacré réservé aux âmes fortes

Aujourd’hui le sacré de tradition européenne est bien vivant. Grâce à ceux que certains veulent appeler des « néo-païens » (appellation impropre puisqu’elle désigne des hommes et des femmes tout simplement païens, païens de toujours puisque leur foi – oui, leur foi – ne relève pas d’une époque ou d’une autre, étant liée au destin ancestral des peuples européens, au fil des siècles et des millénaires). Mais aussi grâce à ces éveilleurs qui, par le biais de la littérature, de la musique, des arts graphiques, du cinéma, du théâtre sont porteurs d’un message très simple : l’homme ne peut retrouver son équilibre et sa joie qu’en étant en harmonie avec l’univers, avec cette nature que tant de charognards s’ingénient à détruire aujourd’hui. Pour faire du fric. Et aussi parce que, quelque part, leur être (lié à leurs origines peut-être ?) est révulsé par tout ce qui constitue une identité enracinée, un attachement à une patrie charnelle. N’est-ce pas, Bernard-Henri Lévy ?

Continue reading « Un sacré réservé aux âmes fortes » →

Réflexions païennes

Outre l’aspect de quête spirituelle, y a-t-il un intérêt politique pratique utile à la résurgence du paganisme européen ? Oui, c’est le cas. 

L’intérêt majeur pratique en matière politique est de porter un changement radical et drastique de notre société. Le nombre croît de personnes conscientes qu’il y a un très gros problème, de perversion des valeurs, de décadence morale, intellectuelle et physique, problème face auquel le paganisme est une excellente réponse pour inverser cette tendance mortifère et tirer l’homme vers le haut, en développant la facette spirituelle de l’homme indo-européen qui fut longtemps une force de notre peuple. Le paganisme permettrait aussi d’avoir un fonctionnement davantage axé sur la communauté locale.

Continue reading « Réflexions païennes » →

Des hommes debout, face à des dieux amis

Tel est le monde païen.

Toutes les utopies des religions dogmatiques ou monothéistes, jaillies du Verbe, enfermées et matérialisées par le Verbe, ont occupé, absorbé, usé, des siècles durant, des pléiades de docteurs de la foi pour tenter de rendre intelligible ce qui, au départ, ne l’était pas le moins du monde. Le dogme enfin échafaudé par les mots, autour des mots et dans les mots, elles eurent alors besoin de concevoir et d’organiser une police de l’esprit qui a occupé, à son tour, des générations d’inquisiteurs ou autres Jésuites des temps modernes, chargés de veiller scrupuleusement au « religious correctness » décrété par les fonctionnaires de la foi.

Continue reading « Des hommes debout, face à des dieux amis » →

La foi des hommes libres

Le paganisme est la foi des hommes libres. Le paganisme est VOTRE paganisme, votre pratique, il repose sur ce que vous ressentez comme étant juste dans votre for intérieur. Votre pratique, quelles que puissent être ses différences avec la pratique d’un autre, est donc toujours valable et légitime. Ne laissez jamais un quelconque donneur de leçons, pseudo-élitiste, troll de merde vous dire le contraire.