Retrouver le sens de la communauté

Dans son ouvrage de 1994, Un peuple qui demeurera seul, l’ancien professeur de psychologie Kevin MacDonald a théorisé le judaïsme non seulement comme une religion, mais aussi comme une « stratégie d’évolution de groupe » (GES). L’ouvrage soutient que certains groupes survivent et prospèrent en privilégiant les intérêts collectifs aux intérêts individuels, grâce à des mécanismes tels que :

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Héritage

L’appartenance ethnique est biologique ; elle est le fondement de votre être. Vous êtes un être biologique, façonné par le patrimoine génétique transmis à travers les millénaires par vos ancêtres. Votre métaphysique, votre morale, votre philosophie, votre sens du beau et des valeurs découlent tous de la physiologie qui vous a formé. Votre culture et votre civilisation sont l’expression extérieure de ce même héritage.

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Longue mémoire

L’esprit tragique, présent dans toute la littérature épique européenne depuis Homère, examine les échecs en proportion de leur héroïsme, au point de voir en eux un prétexte à l’éternisation des héros. Cette idée rappelle que la vision que l’on se fait du passé détermine l’avenir. Il n’y a pas de futur pour qui ne sait d’où il vient, pour qui n’a pas la mémoire de ce qui a fait ce qu’il est.

— Dominique Venner, Histoire et tradition des Européens

Ce n’est pas rien d’être fils d’Europe

Les mythologies antiques des peuples d’Europe sont pleines de figures inspirant le merveilleux et l’héroïsme. Elles furent lessivées par le christianisme misérabiliste qui « tend l’autre joue ». Nous n’appartenons pas aux fables du Jourdain, de la Mer rouge ou d’un caillou tombé du ciel du côté de la Mecque.

Bellérophon est un héros de la mythologie grecque. Il fut « le plus grand héros et tueur de monstres, aux côtés de Cadmos et de Persée, avant l’époque d’Héraclès ». Son plus grand exploit fut de tuer la Chimère, un monstre qu’Homère représentait avec une tête de lion, un corps de bouc et une queue de serpent : « Son souffle jaillissait en de terribles flammes ardentes. »

Orthodoxie et hérésie durant l’Antiquité tardive

La période qui s’étend du IIIe siècle de l’ère chrétienne au 6ème, ce qu’il est convenu d’appeler, depuis les débuts de l’Âge moderne, le passage de l’Antiquité gréco-romaine au Moyen Âge (ou Âges gothiques), fait l’objet, depuis quelques années, d’un intérêt de plus en plus marqué de la part de spécialistes, mais aussi d’amateurs animés par la curiosité des choses rares, ou poussés par des besoins plus impérieux. De nombreux ouvrages ont contribué à jeter des lueurs instructives sur un moment de notre histoire qui avait été négligée, voire méprisée par les historiens. Ainsi avons-nous pu bénéficier, à la suite des travaux d’un Henri-Irénée Marrou, qui avait en son temps réhabilité cette époque prétendument « décadente », des analyses érudites et perspicaces de Pierre Hadot, de Lucien Jerphagnon, de Ramsay MacMullen et d’autres, tandis que les ouvrages indispensable, sur la résistance païenne, de Pierre de Labriolle et d’Alain de Benoist étaient réédités. Polymnia Athanassiadi, professeur d’histoire ancienne à l’Université d’Athènes, a publié, en 2006, aux éditions Les Belles Lettres, une recherche très instructive, La Lutte pour l’orthodoxie dans le platonisme tardif, que je vais essayer de commenter.

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La chasse, esprit aristocratique multimillénaire

La chasse est honnie par le monde militant des antispécistes et végétariens. Il en est même parmi eux qui s’inscrivent à la formation préalable à l’examen du permis de chasse pour tenter de faire clandestinement des vidéos « compromettantes » parce qu’ils en feront une présentation trafiquée et orientée pour servir leur discours. Faut-il être vicieux…

Il faut rappeler à ces gens un détail essentiel, puisqu’il ne semble pas monter à ce qui leur fait office de cerveau : Les choses ont « un peu » changé. Nous ne sommes plus il y a trois millions d’années. L’homme a modelé le territoire, à son avantage, restreignant l’espace animalier par l’urbanisation. On peut le regretter, mais c’est ainsi. Le développement des sociétés, la compétition entre l’homme et l’animal dans l’occupation du territoire, ont eu pour conséquence de rompre la chaîne alimentaire naturelle. Il n’y a plus de prédateurs aujourd’hui pour le cerf, le chevreuil, le sanglier, et d’autres. Mais évidemment ces animaux ne cessent pas de se reproduire pour autant. D’où la nécessité de réguler leur nombre, sans quoi ils pulluleraient au point de devenir invasifs, ingérables, et une nuisance pour les cultures notamment, les agriculteurs devant alors être indemnisés. Si on ne la chasse pas, une population de sangliers double chaque année. C’est intenable. L’Australie a dû faire face à une prolifération de lapins de garenne (une lapine donnant naissance dans l’année à 20 petits), plusieurs centaines de millions de ces charmantes petites bêtes, qu’il a fallu traiter de façon radicale, à la mitrailleuse, en hélicoptère.

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Aux origines de la civilisation mégalithique européenne

Avant les grandes civilisations historiques, avant les villes et les royaumes, l’Europe était le berceau d’une culture aussi ancienne qu’imposante : la culture mégalithique. Des côtes atlantiques de la Bretagne aux vallées alpines, du nord de l’Écosse à la Méditerranée, d’énormes structures en pierre — menhirs, dolmens, tombes collectives — témoignent de l’existence d’une société capable de pensée symbolique, de conception architecturale et d’organisation communautaire. Pourtant, malgré ces preuves, cette civilisation est longtemps restée occultée par des préjugés culturels, des mythes romantiques et des interprétations fantaisistes. Aujourd’hui, grâce à l’archéologie, nous pouvons lui redonner la place qu’elle mérite dans l’histoire profonde de l’Europe.

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Du sang guerrier dans l’armure chrétienne

« Le christianisme a construit des hommes guerriers ! » affirment certains. Non. Les hommes guerriers ont construit l’image du christianisme, puis ont saigné pour leur terre malgré cela.

Soyons clairs : les croisades, la Reconquista, les conquêtes, n’ont pas été fondamentalement des actes chrétiens. Ce furent des actes européens. Les justifications chrétiennes étaient de la peinture d’apparence. Mais l’acier, la rage, le feu ancestral étaient plus anciens que n’importe quelle Église.

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