Encore une fois, créer

L’Histoire, si elle a un sens, est seulement celui de remettre les pendules à l’heure, de rétablir la vérité. Et, comme chacun sait, le mouvement des pendules, celui du temps, est cyclique.

L’Histoire de notre monde actuel, de notre cycle finissant, prit naissance avec les Hyperboréens, dont les derniers descendants connus constituaient la nation celte, fédération de peuples indo-européens présents sur totalité de l’aire géographique qui compose l’Europe sans constituer pour autant un empire centralisé, ce que réussiront à faire les Romains, quelques siècles après la prédominance celte. Les Romains, dont la volonté d’Empire est frappée par la démesure, que dans leur sagesse condamnaient les Grecs, vont s’installer durablement en Gaule, s’approprier les terres gauloises, les techniques gauloises, les guerriers gaulois, les femmes gauloises, le génie gaulois. Premier tour de passe-passe. L’Histoire est écrite par les vainqueurs. Elle ne laissera pas des Gaulois d’autres traces que celles servant l’image, la gloire, et les intérêts du vainqueur Romain.

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De la Civilisation

« Les civilisations se valent toutes » affirmait l’anthropologue Lévy-Strauss, avant de démentir ces propos à la fin de sa vie dans un article du Figaro opportunément oublié par tous ceux qui font l’idéologie et le narratif du Système. Si l’on parle encore (de moins en moins) DES civilisations, il est politiquement très incorrect de faire référence à LA civilisation. En effet, un tel concept renvoie nécessairement à un jugement de valeur, et à une hiérarchie, avec ses peuples capables et ses moins capables.

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Combattre ou sombrer

Judaïsme, christianisme et islam, n’appartiennent pas à l’Europe, continent grec, romain, ibère, germain, celte, nordique, slave et russe. Chacun sait dans quelle zone géographique et chez quels peuples sont nées ces « religions du Livre ». Pas en Europe.

La présence de ces trois monothéismes et de leurs porteurs sur notre continent n’a fait au fil des siècles qu’amener destruction, soumission et souffrance à nos frères et sœurs. La situation contraire, massacres perpétrés par des païens pour imposer leur culte, n’a jamais existé. Si des conflits avaient lieu, ils reposaient sur des questions de territorialité, de butin, pas sur des questions de prédication, d’imposition d’une religion, de conversion forcée et de dictature mentale hégémonique. C’est là une différence colossale et fondamentale entre les conceptions du monde monothéiste et du monde païen.

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L’Übermensch contre l’éthique chrétienne

Dans les couloirs labyrinthiques de la moralité, le Surhomme, l’Übermensch de Friedrich Nietzsche apparaît comme un contraste frappant avec l’éthos chrétien dominant, remettant en question ses principes fondamentaux et exposant ce qu’il perçoit comme les faiblesses inhérentes du cadre moral chrétien. Nietzsche, avec sa critique implacable, nous invite à remettre en question le dogme chrétien qui s’est enraciné dans la psyché collective, et à considérer plutôt l’alternative libératrice de l’Übermensch.

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Enracinement

La plupart des êtres vivants connaissent un état de dépendance écologique. C’est à dire qu’il existe une relation étroite entre leurs performances, leurs possibilités de développement et la présence (ou l’absence) d’un environnement spécifique auquel ils sont adaptés. Sortis de ce milieu naturel, auquel les espèces doivent leurs modalités d’insertion dans la chaîne de l’évolution et dans lequel leurs potentialités peuvent s’actualiser, ils s’étiolent ou dépérissent. Cette dépendance, bien entendu, peut être plus ou moins accentuée. Au niveau du comportement elle se traduit néanmoins de façon assez générale par un instinct (chez l’animal) ou une disposition instinctive, pulsionnelle (chez l’homme), qu’un certain nombre d’éthologistes, à la suite de Robert Ardrey, dénomment impératif territorial.

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Sacrifice suprême

Nous portons la tête de mort non comme le signe de ceux qui vont infliger la mort, mais comme un signe de notre disposition à donner notre vie à tout moment pour la vie du peuple. La mort est sœur de la vie, et celui qui craint la mort a déjà perdu le droit de vivre en liberté.

— Das Schwarze Korps, 1940

Notre identité d’Européens

L’européanité est attestée par l’histoire et le caractère transnational des grands faits de culture. Au-delà d’un art rupestre spécifique à toute l’Europe voici déjà 30.000 ans, au-delà des pierres levées et des grands poèmes fondateurs, ceux des Hellènes, des Germains ou des Celtes, il n’y a pas une seule grande création collective qui, ayant été vécue par l’un des peuples de l’ancien espace carolingien, n’a pas été vécue également par tous les autres. Tout grand mouvement né dans un pays d’Europe a trouvé aussitôt son équivalent chez les peuples frères et nulle part ailleurs.

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Longue mémoire européenne

Disques solaires de la culture colchienne de l’Âge du bronze, provenant de Géorgie. À l’instar de celui porté par la jeune fille d’Egtved, ils étaient portés à la taille par les femmes. Leur motif est très similaire à celui que l’on retrouve sur les disques solaires étrusques et alémaniques plus tardifs.

Ci-dessous reconstitution des vêtements portés par la « jeune fille d’Egtved » (Egtvedpigen en danois), jeune femme ayant vécu durant l’Âge du bronze danois et dont le corps momifié a été trouvé en 1921 dans les environs d’Egtved, au Danemark. Elle était originaire du Sud de l’Allemagne et est morte vers 1370 av. J.-C., à un âge estimé entre 16 et 18 ans.

Au carrefour de Thulé et d’Athènes

Allocution de Pierre Krebs lors de la XVIIIe Table Ronde du mouvement Terre & Peuple, décembre 2013.

En ces temps délétères où l’Europe se traine à genoux dans les abominations ethno-masochistes mortifères de plus en plus invraisemblables, il fait bon avoir nos idéaux et nos volontés pour se hisser au-dessus de la fange sociétale multi-bâtarde dans laquelle viennent périr les masses zombies de l’homo consumens. Je veux dire que nous sommes devenus, à notre insu, des oiseaux migrateurs de l’espérance : les oiseaux migrateurs d’une conception du monde à la fois archaïque et post-moderne que nous portons au fond de nous tel un empire intérieur, les oiseaux migrateurs d’un état d’esprit révolutionnaire qui essaime dans les îlots multiples et les cerveaux hardis de la résistance identitaire, de Lisbonne à Moscou. Cet état d’esprit, nous en faisons quotidiennement l’expérience, a fait de nous des mutants. Nous cohabitons, certes, sur la même planète que les assassins de l’identité mais nous vivons dans un autre monde de l’esprit et dans un autre archipel des valeurs, celles-là même qui survivront toujours à l’éradication des siècles, immuables dans leur essence parce que spéculaires de l’hérédité raciale qui les transmet depuis l’aube des temps :

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