Les chrétiens qui mettent en avant le commandement d’accueil de l’Autre (« J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli », etc.) pour justifier le flot de migrants extra-européenne qui nous arrive, n’ont manifestement pas le bon sens suffisant pour se rendre compte que ces belles paroles ne valaient à l’époque de leur conception que pour le principe occasionnel d’un individu isolé errant, d’une famille frappée par un destin défavorable, voire d’un petit groupe que choisit d’héberger momentanément un particulier, et que ce commandement ne saurait être appliqué en tant que politique générale à l’échelle d’un pays (comme c’est pourtant fait par les ordures qui nous gouvernent), qu’il ne saurait s’appliquer aujourd’hui à des millions de personnes, sauf à menacer gravement le domicile de celui qui accueille.
Comme à leur habitude, les chrétiens ne réagissent qu’à l’émotionnel qui chez eux prend aveuglément le dessus sur toute autre considération, et sont imperméables à la raison. Ils sont désarmés à l’idée qu’il faille être ferme et ne pas sauver tous les mendigots de la planète parce que les provisions qui sont dans le garde-manger n’y suffiront malheureusement pas. Ils ont dans le cerveau une case de moins et dans le cœur une fibre de plus que les gens n’appartenant pas à leur monde. En étendant sans discernement sur le nombre cette prescription de leur religion, les chrétiens deviennent clairement un danger pour notre continent. S’ils étaient les seuls à être touchés par les conséquences de leurs opinions ce ne serait que justice, mais ils nous entraînent avec eux dans la catastrophe.
On doit à G. K. Chesterton sa phrase sur les vertus chrétiennes devenues folles. Nous sommes en plein dans le sujet.

