L’espace Schengen était en matière de libre circulation des personnes une idée de fous et de scélérats, dont les désastreuses conséquences futures étaient pour tout esprit normalement constitué évidentes dès sa mise en place (en 1995). Il a pourtant été porté par ses partisans, et gobé sans sourciller par une large proportion de Français dont on ne cesse de se demander s’ils ne sont pas sous encéphalogramme plat. Face à la volonté du monde musulman et africain de se déverser sans fin sur notre continent, Schengen est un élément majeur de la malfaisance européiste contre l’homogénéité et la stabilité des nations. Si l’on ne devait, parmi les multiples justifications pour quitter l’Union européenne n’en choisir qu’une, il la représente.
Depuis que l’homme est devenu sédentaire, les individus et les groupes humains souhaitent disposer d’un espace, d’une terre, d’un territoire, délimité par des bornes et des frontières. Il s’agit là sans doute d’une caractéristique profondément humaine et sans doute universelle (les populations nomades elles-mêmes considèrent le territoire sur lequel elles se déplacent comme le leur).
L’attachement et la volonté d’appropriation pour la terre résultent probablement du fait que l’homme n’est pas un pur esprit. Il est incarné : son corps se nourrit de la terre, sur laquelle il se tient debout ; ses mains l’incitent à toucher les objets qui l’entourent. On nous dira que certains individus vivent sans aucun attachement matériel, ils ne constituent que des exceptions dont l’existence vient confirmer la règle commune, ils sont comme les poissons volants, ils existent mais ne représentent pas la majorité de l’espèce.
Si la volonté de s’attacher une terre (s’en considérer propriétaire) et de s’y attacher (au plan affectif) vaut pour les individus, elle vaut de ce fait également pour les groupes humains, qui se considèrent naturellement comme les propriétaires du territoire sur lequel ils sont durablement installés. La dimension « territoriale » que la plupart des peuples donnent à la mort (en enterrant les cadavres) renforce l’attachement au territoire : la terre appartient à ceux qui y ont enterré leurs ancêtres. L’instinct territorial conduit donc les peuples à se considérer comme maîtres de leur sol et à souhaiter le rester.
De ce fait, lorsqu’ils sont amenés à accueillir des populations étrangères sur leur territoire, l’instinct territorial conduit les peuples à souhaiter rester majoritaires : l’arrivée massive organisée par des gouvernants malsains de populations venues d’autres zones civilisationnelles et d’autres origines est généralement mal reçue. L’Histoire est pleine de ces évènements qui viennent bousculer ou mettre fin à l’adéquation entre une population et un territoire : des peuples se déplacent massivement à la recherche d’espaces plus avantageux ; certains peuples conquièrent et colonisent ; d’autres sont dominés, soumis, chassés. Il s’agit là d’épisodes hautement traumatisants, entraînant l’éviction ou la marginalisation des autochtones qui, jusque-là, se considéraient comme étant chez eux. Il est donc évident qu’il est préférable d’éviter dans la mesure du possible la survenance de ces évènements violents.
Les thèses universalistes conduisent à récuser les frontières en affirmant qu’aucun groupe d’individus ne peut légitimement se considérer comme propriétaire d’un territoire et y interdire l’entrée à d’autres, puisque ces individus sont nés sur ledit territoire « par hasard ». Ce raisonnement souvent entendu est bien sûr totalement fallacieux, d’une part ne faisant pas la distinction entre l’individu et ses parents, et d’autre part faisant l’amalgame entre la notion de hasard et le fait que l’on ne choisit pas son lieu de naissance. Les individus, en effet, ne sont précisément pas nés à un endroit donné « par hasard ». Certes, ils ne choisissent pas eux-mêmes leur lieu de naissance, mais ils sont nés de l’action de deux parents qui ont eu un rapport charnel, lequel ne doit rien au « hasard ». Même s’il ne choisit pas son lieu de naissance, la naissance de chaque individu à un moment donné et à un endroit donné n’est aucunement le fait du hasard mais tout au contraire celui de la décision et de la liberté humaine, en l’occurrence de celles de ses parents.
L’espace Schengen prévoyait dans sa conception initiale la libre circulation certes, mais des ressortissants des pays membres de l’Union européenne, ceci de par la suppression des frontières intérieures entre les États. Mais au fil des ans, les gibiers de potence qui gouvernent nos pays sous le fédéralisme de l’UE ont trahi et dévoyé – sans jamais l’annoncer clairement bien entendu – le principe initial, pour l’appliquer à tout individu extra-européen posant le pied sur le territoire de l’un des pays membres. C’est ainsi que les migrants débarquant avec l’aide budgétaire et l’assistance d’organisations non gouvernementales à Lampedusa, en Grèce, à Ceuta, aux Îles Canaries, ont dès lors toute liberté de passer d’un pays à l’autre. Par ce dévoiement du principe initial de libre circulation qui ne concernait que les ressortissants des pays membres de l’UE, l’espace Schengen est devenu un instrument de mort des nations qui y sont inféodées.
Il ne peut pas y avoir de salut pour nos pays dans le cadre du maintien de cette réglementation. De ce fait, tout parti politique qui n’inscrit pas à son programme la sortie de l’Union européenne afin d’échapper à cette tunique de Nessus, est une escroquerie électorale. Rechercher la position des partis sur ce sujet dans leurs programmes électoraux et autres professions de foi, est la première chose à faire pour tout citoyen concerné par la survie de son peuple, avant d’envisager de glisser un bulletin de vote dans l’urne.

