Nous n’avons jamais eu besoin du livre des chrétiens

Contrairement à ce que fit croire la propagande chrétienne imposant son culte importé, les païens germaniques et nordiques avaient un sens très strict de l’honneur et punissaient sévèrement les comportements dégénérés.

En fait, la pire insulte que l’on pouvait adresser à quelqu’un dans les terres de Septentrion était le mot du vieux norrois « ergi », qui signifie approximativement « homme sans honneur, lâche, comportement non viril, efféminé » et « homme qui se soumet à des actes immoraux ».

Si quelqu’un était accusé de cela, il avait le droit de défier l’offenseur en duel et, compte tenu de la gravité de l’insulte, cela signifiait souvent un combat à mort. Ceux qui étaient accusés à juste titre d’être ergi (lorsqu’ils étaient pris sur le fait, par exemple) étaient condamnés à mort. Tacite a écrit ce récit sur les pratiques pré-chrétiennes germaniques en matière de crime et de punition concernant l’ergi :

« Les traîtres et les déserteurs sont pendus aux arbres ; le lâche, l’incapable de guerre, l’homme souillé de vices abominables, est plongé dans la fange du marécage, avec une claie placée au-dessus de lui. Cette distinction dans la punition signifie que, selon eux, le crime, en étant puni, doit être exposé, tandis que l’infamie doit être enterrée hors de vue. »

  • Germania, Tacite Chapitre 12

Le simple fait que le christianisme ait centralisé certains codes moraux ne signifie pas que les peuples non chrétiens n’avaient pas de sens de la morale et de l’honneur avant son introduction. En fait, nos clans voyaient ces concepts comme un code de conduite important et fondamental au sein de leurs communautés. Ils n’avaient simplement pas besoin d’un livre pour le leur dire ; ils le savaient par l’expérience et les exemples passés transmis de père en fils, cause et effet.