Pureté et impureté, cette obsession du monothéisme

A la rubrique connaissance de l’ennemi, abordons aujourd’hui les notions de pureté et d’impureté dans le monde sémite. Elles sont partout dans la pensée de ce Proche-Orient qui a inventé le monothéisme. A commencer évidemment par le monde religieux juif, auquel l’islam a emprunté l’idée. Notions totalement étrangères à la pensée polythéiste païenne.

Le Rav Ron Chaya expliquait dans une de ses vidéos que les toilettes (bien sûr, mais aussi la douche), étant des lieux chargés par l’impureté puisque l’on y urine, étaient des endroits où il ne fallait pas avoir une seule pensée pour Dieu. Notons au passage l’absurdité de cette recommandation, puisque dès que vous songez à éviter d’avoir une pensée pour Dieu sous la douche, c’est trop tard, vous y avez pensé. Mais ils ne sont pas à une contradiction près.

Du côté de l’islam, tout est passé sous les fourches caudines d’une classification en trois degrés, comme le mentionne Le licite et l’illicite en Islam de Youssef Qaradhawi, entre :

– ce qui est licite (halal, tout ce qui est permis sans qu’il n’y ait aucune interdiction, et tout ce que la législation divine a autorisé à faire), 

– ce qui est illicite (ou impur, péché, interdit, haram, que la législation divine a interdit de façon formelle, de sorte que le contrevenant s’expose au châtiment de Dieu dans l’Au-delà et à encourir une sanction légale dans ce bas monde),

– ce qui est réprouvé (makrouh, désapprouvé sans pour autant être interdit, dont le degré de gravité est moindre que celui de l’illicite).

Selon Ruhollah Khomeini (ayatollah bien connu pour avoir été porté au pouvoir par les États-Unis à l’occasion de la révolution iranienne de 1979, à la place de leur précédent pion, le Shah devenu encombrant et rétif depuis qu’il voulait soustraire son pays à la domination de l’exploitation pétrolière occidentale) : 

« Sont impurs l’urine, l’excrément, le sperme, les ossements, le sang, le chien, le porc, l’homme et la femme non-musulmans, le vin, la bière, la sueur du chameau mangeur d’ordures. Tout le corps d’un individu non-musulman est impur, même ses cheveux, ses poils, ses ongles, et toutes les sécrétions de son corps ». 

Il l’écrit dans ses Principes politiques, philosophiques, sociaux et religieux, ouvrage majeur de ce dignitaire religieux, traduits du persan par J.M Xavière, pages 59-62. Vous noterez au passage que l’islam assimile l’infidèle à l’urine et à la merde puisque celles-ci font partie avec nous de la liste de ces onze choses impures. En fait, et pour décrire plus précisément le point de vue mahométan, l’intégralité de l’être de l’Infidèle (kafir) est « impure ». C’est d’ailleurs cette impureté intrinsèque des non-musulmans qui fonde l’interdiction par le Coran (sourate IX, verset 29) de leur présence sur le territoire sacré de La Mecque, réservé aux seuls musulmans. C’est également cette impureté intrinsèque qui dans le Coran interdit au musulman de contracter amitié avec le polythéiste, le juif et le chrétien (sourate V, verset 51). 

La crainte que les chiens inspirent aux mahométans est révélée par l’hystérie que l’on peut voir chez certains d’entre eux à proximité de ces animaux, de peur qu’ils ne soient touchés par ces derniers. La Police anglaise, pleine d’égards, a prévu depuis maintenant pas mal d’années, pour les chiens renifleurs de stupéfiants lors des perquisitions pouvant être menées chez des musulmans croyants, des « chaussons » adaptés à leurs pattes, afin que celles-ci ne « souillent » pas le domicile du croyant par leur contact avec le sol.

L’ « impureté » des os dans la croyance des mahométans est le fondement du fait qu’ils ne mangent que de la viande saignée (ça, on le sait déjà, égorgée en direction de la Mecque), mais aussi et surtout désossée, et c’est bien ainsi qu’on la voit présentée dans toute leur cuisine, hachée en brochettes kebab, en morceaux dans les döner turcs, dans les tajines et couscous, etc. 

La femme musulmane n’échappe pas à l’étiquette de l’impureté, notamment du fait du sang de ses menstruations (tout comme dans le monde religieux juif).

Mohammed Attah, le chef de ceux qui se sont jetés sur les deux tours que l’on sait le 11 septembre 2001, avait laissé deux testaments, à l’époque où il n’avait pas encore envisagé de finir introuvable, réduit en cendres dans un attentat. L’un disait « Pour mes funérailles je ne veux pas d’êtres impurs. C’est-à-dire animaux et femmes ». L’autre disait « Même autour de ma tombe je ne veux pas d’êtres impurs. En particulier les plus impurs de tous : les femmes enceintes ». 

Bref, entre l’impureté du sperme, des os, et du sang dont ils sont pourtant constitués eux-mêmes comme tous les êtres humains, on se demande ce que croient être les suiveurs de ces fadaises, pour se considérer « purs ».