La bourgeoisie (grande bourgeoisie propriétaire des moyens de production, et moyenne bourgeoisie faite des médecins, avocats, cadres dirigeants, intellectuels, enseignants, journalistes, professionnels du cinéma, hauts fonctionnaires, etc.) représente 1 % à 10 % d’une population. La grande bourgeoisie ne s’investit pas dans des mandats politiques (elle gère ses affaires). C’est la moyenne bourgeoisie qui s’investit en politique. Et en France cette bourgeoisie politique depuis cinquante ans n’oeuvre pas au bénéfice de la population. Si cela était le cas, le pays ne serait pas démantelé, mis à terre, dans l’état lamentable d’endettement, de régression et de sous-équipement (hôpital public, déserts médicaux, police, justice, enseignement, chaos dans le fonctionnement des transports en commun en région parisienne), et de criminalité où il se trouve.
Le moteur de la bourgeoisie politique, c’est le jeu politique en tant que sport d’une classe qui se veut être une élite intellctuelle (du moins croit-elle l’être), l’illusion de laisser une trace dans l’histoire, et l’enrichissement personnel, mais pas l’intérêt de la majorité. Toutes les lamentables pourritures que l’on voit à la tête de nos pays ou investis dans l’Union européenne n’agissent pas dans l’intérêt du peuple.
Des mouvements de gouvernance pour le peuple sont apparus en Europe au cours du XXe siècle. La bourgeoisie est parvenue à les vaincre. Elle les a diabolisés et est parvenue à les montrer au peuple comme des mouvements néfastes, non souhaitables. Et le peuple s’est laissé berner. C’est ainsi que la bourgeoisie politique a maintenu sa domination. Contrairement à ce qu’il a fait croire, le communisme n’a pas été un de ces mouvements de gouvernance pour le peuple, il a été un mouvement communautaire, au service de la communauté qui a fait la révolution bolchevique.
Pour que le peuple (salariés, petits artisans, petits fonctionnaires, petits agriculteurs) – qui représente donc 90 % de la population – vive heureux, il lui faut donc des gouvernants qui en soient issus, qui aient à coeur l’intérêt du peuple, et non des bourgeois ultra-minoritaires ou des communistes. Tant que la situation contraire – qui est la situation actuelle – perdurera, ce 90 % de la population ne pourra pas vivre heureux.
